Les pensionnats

«Tout ce que j’ai retiré de cette expérience, c’est de la violence, de la souffrance et des idées suicidaires, qui m’ont conduite à la consommation de drogues et d’alcool. Cela a complètement changé ma vie.»

Une histoire marquante … Vers le début des années 1830, les représentants du gouvernement fédéral et des congrégations religieuses allaient dans les réserves et les communautés des Premières Nations afin de dire aux parents que l’État désirait prendre leurs enfants en charge.  . Ils leur disaient qu’ils en prendraient soin, qu’ils seraient éduqués et qu’ils apprendraient des métiers, et tout cela gratuitement. Ainsi, dès l’âge de cinq ou six ans les jeunes étaient séparés de leurs parents durant plusieurs mois sinon de nombreuses années. Un nombre indéterminé d’enfants sont également décédés dans ces pensionnats.  Le but principal de ces écoles était d’assimiler rapidement les Premiers peuples  à la culture dominante du pays;  on voulait «tuer l’Indien dans l’enfant».  À travers le Canada, il y a eu environ 130 pensionnats entre 1874 et 1996.

Qu’apprenaient-ils dans ces écoles résidentielles? Les religieux et les religieuses ne leur enseignaient pas leur langue ou leurs croyances d’origine. Tout comme dans les écoles occidentales, les jeunes  apprenaient l’histoire du Canada, la géographie, les mathématiques, le catéchisme, les sciences, le français et l’anglais. Les religieux leur enseignaient le catéchisme; les enfants devaient aussi participer à toutes les activités religieuses comme la messe, Noël, Pâques, etc.  En plus, les enfants devaient faire leur première communion et leur confirmation. La discipline était très présente dans les pensionnats. Il y avait des règlements très stricts liés à l’habillement, aux repas, au sport, à l’hygiène, à la routine, etc.

«Le système d’éducation imposé par les Britanniques a modifié la culture et le mode de vie des Premiers peuples »

Quelles étaient les conditions de vie? Non seulement, les enfants ont appris une tout autre culture, mais ils ont aussi dû s’adapter à une routine complètement différente de celle de leur communauté. Ils avaient une structure de vie très stricte à partir du moment où ils se levaient jusqu’au coucher. Pour ce qui est de la nourriture, les repas étaient les mêmes chaque jour d’une semaine à l’autre. Ils n’étaient pas très nutritifs comparativement aux repas des religieux. Concernant l’hygiène, les pensionnaires devaient se laver avec de l’eau de javel pour blanchir leur peau. De plus, ils ont subi des abus psychologiques, physiques et sexuels. Ils devaient  garder le silence puisqu’ils étaient menacés de subir des sévices bien plus terribles.

 

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