Parmi les membres de la communauté de Kitigan Zibi qui ont participé aux conflits mondiaux, nous retrouvons :

L’expérience de la Grande guerre /

wiliam_michel Soldat William Michel 62268

Le 22ième Régiment, Van Doos,
Corps expéditionnaire canadienParmi le premier contingent de volontaires se trouvait un Algonquin de vingt ans, du nom de William Michel qui s’enrôlait en 1915.  Blessé deux fois au combat, il revint à la maison avec une piètre santé et souffrant de l’exposition à des émanations novices jusqu’à sa mort, en 1962.
Soldat Joseph Odjick 805655

75ième bataillon,
Corps expéditionnaire canadienJoseph avait vingt ans quand il s’est engagé à aller combattre outre-mer, dans le Corps expéditionnaire canadien.  Membre du 75ième bataillon, Joseph et ses camarades ont fait face à un terrible affrontement à Vimy Ridge pour prendre possession du point culminant de la montagne, surnommée le Bouton, après trois jours de batailles féroces.  Il a participé à la bataille de  Passchaendaele ou il a été blessé par un obus allemand.  Joseph a été tué avec cinquante-sept de ses camarades sur la ligne Hindenburg, le matin du 2 septembre 1918, il avait 22 ans.
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abraham_odjick

Abraham Odjick

Abraham Odjick était cuisinier dans un camp d’entrainement canadien basé en Angleterre.

Trois des garçons de Cecine Natawesi quittèrent Kitigan Zibi pour aller combattre à la Grande Guerre. Ils se nommaient Simon Kaponichin, Holenger Gagnon, et Frank James Gagnon. Tous ses fils ont été touchés à La Somme, en 1916.   Simon et Holenger furent tous deux blessés, Frank, lui, fut tué.

Kichi Cecine
Kichi Cecine

tombe
Simon Kaponichin et sa  nièce , Bertha Maheux
En 1919, Simon quittait Maniwaki pour l’Alberta pour tenir une ferme sur une concession pour vétérans.
Nous pouvons voir Simon, sur la photo, près de la tombe de sa mère Cecine, 22 ans après la mort ce celle-ci en 1941.
Simon Kaponichin and his niece , Bertha Maheux
Kichi Cecine.

La Seconde Guerre mondiale

Un des premiers Algonquins a s’inscrire est Daniel Whiteduck qui servit de chauffeur attaché au 22ième régiment , le Van Doos.  Dan était en Hollande durant la libération et plus tard, en Allemagne durant l’occupation.

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Daniel Whiteduck
«J’ai eu un cauchemar un jour, j’ai rêvé que j’étais mort et qu’on m’ensevelissait dans un de ces trous… Nous sommes reconnaissants d’être revenus»

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Soldat Basil Alias Odjick C52889 Régiment royal du Canada
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Basil avait vingt-quatre ans lorsqu’il perdit la vie dans la rue d’un village de Normandie.  Une explosion a soufflé des débris sur un groupe de soldats canadiens qui se déplaçaient de maison en maison.  Une brique frappa le casque de Basil avec assez de violence pour lui broyer le crâne.
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Robert a été touché à l’estomac le 13 avril 1945 dans la bataille pour libérer la Hollande.  Un chirurgien de l’armée l’a opéré deux fois pour arrêter l’hémorragie interne.  Une infirmière canadienne venait près de son lit régulièrement pour veiller sur lui.  Il était conscient et il parlait. L’infirmière ne remarqua aucun signe de traumatisme. Lorsqu’elle revint dans l’après-midi du 17 avril 1945, à 4h20, Robert était décédé.  Dans son sac on trouva les baptistaire de ses enfants : Betsy, Simon et Freeda.   Robert Simon Odjick et Basil Odjick étaient frères.

 

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Le jour J, 1944

Le matin du 6 juin 1944, à 8h03, trois mille Canadiens se débarassaient de leurs parachutes et donnaient un premier assaut.  De ces trois mille Canadiens, un était de Kitigan Zibi.  Il se nommait Steve Budge et il était sur la plage de Juno quand les renforts sont arrivés.

«Cinq cent verges et tous les feux de l’enfer se sont abattus sur nous quand les Allemands ont attaqué. Le ciel prenait l’apparence de feu d’artifice. Les Allemands tiraient des boulets traceurs. Cela ressemblait au 4 juillet.  Vous ne pouvez pas imaginer le vacarme.  C’était un dur matin.  Ouais ! C’était vraiment dur…»

Steve s’enrôla en 1939, au moment de la declaration de guerre.  L’armée promettait une paye régulière.  Elle payait un dollar et quarante cents par jour et vous servait trois repas par jour.

«J’étais à l’intérieur d’un char d’assaut Sherman qui débarquait à Juno.  Les boulets ricochaient sur le canon rotatif et on pouvait à peine s’entendre penser. Nous avons avancé dans les terres et créé un périmètre pour protéger la plage.  Les SS nous ont touché le jour suivant.  Ils étaient munis de gros chars d’assauts, plus gros que les nôtres.»

Le char d’assaut allemand, le Panther, pesait 45 tonnes.  Il était armé avec des obus de 75mm, haute vélocité, en acier solide.  Le char d’assaut Sherman de Steve pesait 32 tonnes, sa puissance de feu ne faisait pas le poids devant le tout-puissant Panther.  Il y eu un tumultueux «bang» quand l’obus du Panther entra dans le char de Steve. Steve a été le seul homme a s’échapper du char en feu et il vécu pour combattre un jour de plus.

sam-cote Caporal Sam Coté C121475
Le Regiment de la ChaudièreSam atterrit en Normandie le 9 juin 1944. Il faisait partie du renforcement au régiment de la Chaudière. Les Chaudières étaient de forts gaillards canadiens-français.
Les Chaudières patrouillaient de nuit pour capturer des soldats Hitlerjugend. Sam était l’un des soldats qui sortirent la nuit dans les lignes SS. Les Chaudières se servirent uniquement de leurs poings pour maîtriser les SS qui leur tombaient sous la main.
Lorsque Sam est revenu à la maison, il refusa de parler de ce qui s’était passé à la guerre.

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La levée du drapeau à Iwo Jima

L’île de Iwo Jima /  The Island of Iwo Jima

Dans la grande étendue du Pacifique, toutes les iles japonaises qui étaient assez vastes pur contenir une piste d’atterrissage devenaient un endroit stratégique.  Une de ces iles s’appelait Iwo Jima.

Frank McDougall de Kitigan Zibi qui avait 22 ans, était membre de la Marine américaine à Iwo Jima.  Il fut témoin de la fameuse levée du drapeauau sommet du mont Suribachi.  C’était le 23 février 1945, il ne restait plus que trente-deux jours à faire, mais pour Frank, la guerre à Iwo s’est terminée trente jours plus tard, quand il tomba  dans l’embuscade d’un tireur japonais qui lui perça le chapeau.  Le boulet qui devait le tuer, ricocha  à l’intérieur de son casque, le blessa au front.  Il revint à la maison en 1947, se maria et eu des enfants.