Les affiches de propagande et les Premières Nations

Lors des conflits mondiaux et plus particulièrement lors de la Première guerre mondiale, la propagande a été un outil largement utilisé pour orienter l’opinion publique, réveiller le patriotisme et soutenir l’effort de guerre tant chez les soldats que dans la population restée au pays.

Durant les premiers mois de la guerre, les Canadiens s’enrôlent en grand nombre, poussés par le patriotisme, le goût de l’aventure ou par des liens personnels avec la Grande-Bretagne. Cependant, au fur et à mesure que la guerre progresse et qu’elle coûte cher en vies humaines, les volontaires se font de plus en plus rares. Le gouvernement canadien a donc de plus en plus recours à la propagande avant d’imposer la conscription.

Au début du conflit, la propagande relève d’initiatives privées : les commandants de bataillons font appel aux élites locales religieuses ou laïques pour financer les campagnes d’affichage. Il faut toutefois attendre novembre 1917 avant qu’un département de l’Information prenne en charge les Bons de la victoire et les campagnes touchant les vétérans.

Les affiches envahissent l’espace public. Avec la presse, elles constituent le principal moyen de recrutement. Si leur message fait appel au bagage culturel et identitaire des groupes auxquels elles s’adressent, les stéréotypes sont également très présents.

Dans l’exemple de Dollard des Ormeaux, on exalte le passé «glorieux» de la Nouvelle-France en rappelant les guerres iroquoises et le «valeureux sacrifice» du Long-Sault. Les Allemands sont associés aux Iroquois. L’image des Premières Nations est encore celle de peuples barbares et primitifs. On retrouve la même dynamique sur une affiche xénophobe du Fonds patriotique canadien alors que l’on cherche à promouvoir l’unité du pays. : « Moo-che-we-in-es. Pale Face, My skin is dark but my heart is white for I also give to Canadian patriotic fund ».

 

EXERCICES
Documents complémentaires
SUGGESTIONS

À venir

Bibliothèque et Archives Canada, C-093228, 1914-1918
Bibliothèque et Archives Canada, C-098670, Howell Lith. Co, Hamilton, Ontario, 1916